Discipline : Peinture / Artistes peintres - Accrochage : Figuratif VI


*Photos Rino Noviello

Frédéric Blin

Ces mises en collaborations de différentes images font références auc clips publicitaires, et peuvent inclure une lecture narrative codifiée par des références aux actualités de la presse et des médias.

Nourri par une imagerie empruntée au comic-strip américain, panneaux publicitaires et cinéma de sf des années 50; la typographie omni-présente apparait plus souvent comme les instructions d'usage au dos d'un produit de consommation que d'un titre d'une oeuvre.

Thierry Grootaers

Un tracé vigoureux pour croquer les postures sociales à l’ère du zapping culturel, de l’«entertainement» à tout prix, de la communication creuse, du paraître pour rien et des grandes solitudes post - industrielles et ultra-modernes.

Thierry Grootaers, qui vit quelque part dans la campagne belge, revendique cette ruralité et entretient un  rapport critique, distant  et rêveur, avec notre moderne urbanité, ses agitations, ses pompes et ses leurres. Il se sent en fraternité avec aussi bien James Ensor que Neo Rauch,

peintre allemand, chef de ?le d’une certaine figuration actuelle, très «déroutante» également et à la recherche de voies inédites pour une picturalité de bon aloi.

Frère aussi de toute une génération de nouveaux dessinateurs de par le monde, qui entreprennent, en phagocytant  les images de la vie moderne, de les assimiler, de les réexaminer au fond, et de les remodeler pour une autre vision des choses. Pas «visionnaires» cependant, ni illustrateurs, ni littérateurs engagés pour telle ou telle cause… Non, il s’agit plutôt pour eux  d’inventer une autre syntaxe plastique, un nouveau geste, une nouvelle écriture, pour mieux rendre compte, pour mieux re-présenter par une mise en forme appropriée pour un vrai regard sur  notre  contemporanéité post -industrielle, sur le dérisoire de notre société de consommation, sur «l’ultramoderne solitude» des individus acteurs de ce grand carnaval très «ensorien» en effet.

Le tracé est donc très syncopé, ravageur-ravagé, elliptique, ludique, acrobatique… mais d’une exactitude, d’une  cohérence, d’une harmonie et d’un équilibre  évidents.

Et c’est bien ce qui fait son charme délicat et mystérieux.

Par Martin Rey   
Magasine Artension n°47    Mai Juin 2009   

François Coorens

Après avoir exploré un univers plutôt masculin, François Coorens décide de dédier sa nouvelle collection aux femmes. Les dix-sept PUCELLES de BRUXELLES verront donc le jour en 2003 et seront exposées au Théâtre Marni, à l’Art Kiosk, au Maroll’s, chez BXL Intime, au Bar Parallèle et chez Eat&Love. Elles sont accompagnées, tout au long de cette tournée, par une seconde édition des PIRATES de LUXE, sept portraits de DJ’s réalisés suite à la rencontre de François Coorens avec la technique de la sérigraphie.

Jorge Hernández

( Huelva. 1973)
Graduated from the University of Seville in 1996 with a degree in Fine Arts.

 Je ne sais pas ce qui règne dans l’atmosphère des tableaux de Jorge Hernandez (Huelva, 1972) et qui le transforme en un peintre de nostalgie, regret ou mélancolie. Peut-être, contradiction permanente, par l’insolente joie avec laquelle il affronte le pari de la vie à partir d’un festin musical de couleurs et d’images avec une suffocante ardeur juvénile. Dans ce retour et dans cette douleur, la mémoire ou le vide la solitude est combattu avec fraîcheur, insolence et divertissement. La joie, souvent, n’est guère éloignée de la tristesse. Dans la lutte, il vainc dans ce cas, la solution de Hernandez, en nous donnant une peinture avec facteur de surprise, leçon avec quelque chose de tendresse, pudeur et rédemption....

 

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