Discipline :   Installation / Sculpteur

Mireille Liénard

Expositons personelles

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  2004 > 2009

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La conscience du corps

Le corps est avant tout un point de vue, un découpage d’images, entre une vision objective et une perception subjective. La conscience du corps serait la somme de ces représentations.

Paul Valéry, dans ses «  Réflexions simples sur le corps » distingue quatre représentations du corps, qui sont liées, mais correspondent à quatre volontés signifiantes différentes.

La première est celle de notre propre corps, qui nous appartient, dont nous dépendons entièrement et dont nous connaissons les contours et les limites. Ce corps senti, touché, vu, en présuppose immédiatement un autre, qui est celui qui le sent, le touche, ou le voit. Il est le second corps que voient les autres et que nous pouvons contempler dans un miroir. Sa conscience ne va cependant pas plus loin que la vue d’une surface, étrangère à son organisation intérieure. La troisième représentation est le corps que l’on ne connaît pas. Le connaître impliquerait de l’avoir réduit en morceaux, disséqué et observé.

C’est le corps de la science, de l’anatomie. Il reste paradoxalement un objet qui nous semble extérieur, bien qu’étant intrinsèquement le constituant majeur des autres corps. Entre ces trois visions, il existe de nombreuses interactions, réelles ou symboliques.

Ces interactions sont le quatrième corps : objet de l’inconscient et des grandes questions métaphysique.

Mireille Liénard  
Projet pour exposition HABEAS CORPUS  

 

« Ce sont des sculptures habitées que propose Mireille Liénard. En effet, les objets qu’elle élabore ne se contentent pas d’être en plomb ou en zinc oxydé.

Ils ne seraient alors que couteau, lame, tranchoirs, sabre, poignard, coupe-papier… donnés à l’espace dans la lisse nudité de leurs formes. Ils ne seraient que présence matérielle pour collectionneur d’armes, amateur d’antiquités décoratives ornant un salon feutré de demeure bourgeoise ou de maison close.

Or, ils témoignent d’un usage déjà perpétré ou d’un désir fascinateur vers le passage à l’acte.

… S’il y a à travers ces œuvres une sensation trouble, c’est dans le sens qu’elle nous perturbe et non qu’elle est obscène. Une bonne part du fantasmatique qui végète en nos inconscients se trouve désormais mise à portée du regard.

Au surplus, il ne s’agit pas uniquement d’images susceptibles d’être agréées par un quelconque voyeur puisque le volume même de la sculpture est aussi à portée de main, de toucher, de lancer, de pénétrer.

De là le travail de Mireille Liénard quitte l’esthétique pour frôler un questionnement éthique. »

Michel Voiturier  

 

 

 

 

 

 

 

Noir de noir 

Nature immobile

Dans un lieu de marbre blanc, de chaux blanche et de ciel bleu, serait-ce une gageure de parler du noir ?

Héraclite, dit « l’obscur » fut le premier à saisir cette contradiction : « la lumière n’existe que parce qu’il y a l’ombre ». L raison de l’attrait de la lumière (comme pour Icare) ne peut être sentie rationnellement que par ce destin qui vient du fond des propres ténèbres de l’Homme.

La lumière déshabille le corps physique, le laissant nu, mais la pénombre habille l’âme et incite ainsi à une recherche psychique.

On peut donc dire que, si paradoxal que cela paraisse, l’esthétique visuelle du noir est une esthétique de mise en lumière.

Le noir n’est pas qu’une intention plastique, c’est aussi une volonté affective. A ce titre, il est souvent présent dans l’art. Il est sommeil, donc repos ; il est refuge, donc intimité : il est mystère, donc attirance.

C’est la nuit comme lieu de solitude, pour celui qui veille quand les autres dorment.

Et le nocturne de la solitude est le séjour des états d’introspection, de méditation, où l’âme est centrée sur sa flamme intérieure.

L’ombre est le double du corps éclairé.

La nature morte est pratiquée dès l’antiquité, notamment avec Zeuxis. Mais, elle n’acquérra ses lettres de noblesse qu’à partir de l’Art Hollandais.

Objets immobiles, évoquant symboliquement le temps qui fuit et suggérant l’infaillibilité de la mort.

Cette évocation de la caducité de toute chose s’accompagne d’une croyance à la permanence.

L’instant devient éternité.

Considérant que la Grèce est une histoire de lumière, les 5 artistes, venus de pays d’ombre, mettent en « lumière » (selon l’étymologie d’exposition) les ténèbres de leurs réflexions.

Mireille Liénard  

Noir de Noir  Tinos / 2004

 

 


Plaquette

34 pages  15 illustrations noir & blanc & couleurs

à commander à l'artiste

Prix 11 €, port compris.


  

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2004 - 2009

Habeas Corpus
Botanique
Bruxelles / 2008

 

Dialogues
De Markten
Bruxelles / 2008

 

Ex Votos
Turin / 2007

 

Art Tour
Musée Ianchelevici
La Louviere / 2007


 

 

La Boîte
LaGalerie.be
Bruxelles / 2006

 

Les secret de soi
Galerie To Milo
Athenes / 2006


 

 

Art Tour
Centre d'art et de culture de Soignies / 2005


 

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