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Peintre / Schilder / Dessins / Tekeningen |
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Olivier Delatte De “l’homme seul” à “l’essence de l’être” Entre 1998 et aujourd’hui, la peinture d’Olivier Delatte s’est déployée dans quelques grands mouvements, de la figuration claire avec les différentes séries de “l’homme seul” à l’abstraction d’où, dans les oeuvres récentes, la trace des objets et des hommes n’a pas tout à fait disparu. A travers toutes ces évolutions formelles, un seul moteur anime la démarche d’Olivier Delatte, ce qu’il appelle le “cri identitaire” ou “l’essence de l’être”, parce qu’il n’y a pas moyen de nommer autrement cette recherche. Dans la série de “l’homme seul”, réalisée entre 1998 et 2002, Olivier Delatte mettait en scène des hommes nus et massifs, en train de tomber ou de se relever, pris comme sur le vif de leur chute. “J’ai voulu représenter l’homme dépouillé, dans toute sa nudité, et montrer toute la force que pouvait trouver en lui cet homme en chute, ou en devenir.” De l’image de l’homme dans “l’homme seul” a émergé l’image psychique de l’homme et la peinture est devenue abstraite, sensuelle plutôt, délaissant le passage par la représentation du corps. “L’homme a peu à peu laissé la place à une représentation symbolique de l’être et dans cette série de tableaux où je retourne vers une abstraction plus marquée, je cherche à alller encore plus profondément dans cet homme. J’essaie de montrer un objet ou une pensée brut, articulé sur un passé riche de cicatrices et de tentatives plus ou moins réussies, simplifié, épuré, avec juste le courage ou la volonté d’être. Un objet qui n’aurait plus rien à prouver, qui n’aurait à faire aucun compromis, qui n’aurait personne à séduire, riche de ses contradictions et de ses doutes, installé dans sa propre présence. Un être qui puiserait son essence, sa raison d’être, dans son existence même.” D’un point de vue pictural, la recherche est à la simplification et au geste vif, tendu. “Je cherche à faire apparaître une figure dominante, une intention dominante.” Les toiles sont suturées, plusieurs fois recouvertes de fonds presque monochromes. C’est sur ce passé et ces cicatrices qu’émerge la décision qui s’impose et revendique puissamment son droit d’exister. “Ces couches succcessives, ces blessures, participent à donner du corps, de la matière, et à permettre qu’une seule idée forte jaillisse: me voici, me voici tel que je suis.”
Technique mixte sur papier kraft: les dessins. Le travail sur les dessins a commencé en 1991, il s’agissait à l’époque de faire des esquisses de tableaux abstraits. Petit à petit ce travail s’est imposé comme une démarche à part entière et complémentaire du travail sur la toile. Les dessins, par leur technique et leur rapidité d’exécution, utilisent l’association libre, l’écriture automatique, comme moteur. A partir d’accidents, de taches sur le papier kraft, une histoire et une composition apparaissent et finalement s’articulent. Les thèmes sont très divers et souvent proches de la vie quotidienne, ils concernent la famille, le couple, le sexe, les enfants, les animaux, la mort, la télé, la vieillesse, les radiateurs... “ Si les tableaux sont dans la revendication existensielle, les dessins sont beaucoup plus dans le plaisir et la liberté, ils sortent du papier comme des billes qui rebondissent sur le carrelage et même si par essence ils ne connaissent aucun interdit, s’ils abordent les thèmes les plus légers comme les plus douloureux, ils restent toujours empreints d’une sorte d’humour, de détachement. Il y a parfois de l’écriture sur les dessins, un texte automatique, chargé ou non de sens, il raconte souvent le dessin mais il n’est pas là pour être lu et d’ailleurs c’est très difficile à déchifrer, même pour moi.” Olivier Delatte est né à Bruxelles le 29 mai 1964. Après des études universitaires dans le domaine médical, il obtient son diplôme en arts plastiques de l’Ecole des Arts d’Ixelles, chez le professeur Toma Roata en 2001.
Principales expositions: Musée d’Ixelles, Bruxelles, 1994 Salon de mai, , Bruxelles, 1997, 2000 2002, 2003, 2004. Chapelle de Boondael, Bruxelles, 1999 Université Libre de Bruxelles, 1999 Médiatine, Bruxelles, 2000 Galerie sans nom, Bruxelles, 2001, 2003 Salon de mai, Bruxelles, 2002 Art et Industrie, Bruxelles 2003 Galerie le Frigo, Bruxelles, 1997, 1998, 2001 Galerie CST, Bruxelles, 2003 Agegallery, La Hulpe, 2003 Centre Culturel Jacques Franck, 2004 Collection permanente du Musée d’Art Contemporain de l’Université Libre de Bruxelles Lagalerie.be, exposition virtuelle permanente depuis 2005.
Prix Sélection au Prix Paul Hamesse, salon de mai, 1997, 2000, 2002, 2003, 2004. Prix Écho dans le cadre du concours Prix Médiatine 2000
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GTechnique mixte sur toile
Technique
mixte sur papier craft
2000 |
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