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Marie
Odile Candas Salmon
La Sanction du
Regard Installation 1
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Cinq plaques de fer noir
livrées au regard brutal
de tubes néon. Surveillance constante, droit que s'octroie
l'autre d'aller au plus profond de l'individu, au delà
de sa naissance, et jusqu' à sa mort.
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Un jour, on s'accroupit dans l'angle mort pour
reprendre son souffle. Entre le lit et la porte, pour passer inaperçu.
Le
judas glisse aussitôt. Le gardien ouvre sans tarder. Obéir et gagner
le lit. La pensée suggère une évasion providentielle. Le temps ne
promet rien. On attend. Du ciel, de l'autre côté des barreaux,
on se voit frappé par la grâce.
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Installation:
acier, néons, video surveillance, moniteurs

Comprendra t-on entre les lignes. Comment imaginer le ciel entre les barreaux? Ce
qu'il reste du ciel ?
La
Sanction du Regard Installation 2
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L'idée est que l'homme est porteur de prisons,
d'inhumanité, de primitivisme. Autour de ce propos,
à peine lisibles, des fragments de mots ou d'images
sur la thématique de la photographie et du regard subi
comme une sanction.
Le spectateur est invité à pénétrer dans
un univers sans issue, une sorte de sinistre couloir
où son regard est attiré par des textes brefs dont le
début intrigue et le manque de fin d'angoisse.
Au péage, sur l'autoroute A 1, à la
hauteur de Fresnes les Montauban, le douanier de la
volante tient à la main le passeport ouvert à la page
de la photographie. Ses yeux font des allers et retours
automatiques entre la photographie et le visage de
l'automobiliste pour vérifier toute ressemblance, toute
similitude. Mais le regard du douanier, dans ses allées
et venues, donne le vertige.
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Il y a vol sur
moi
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A
dix huit ans je m’engageai J’avais pensé que
sur un bateau On regardait la mer
Debout
je regardais vers les africaines Je volais vers
les désertes Vers l’air sonore
Je
franchissais les barrières de feu De glace et
d’épouvante Je filais vers les lointaines
Dans
le feu du sud le pôle m’a pali Les cheveux me
sont tombés Je suis seul et les nuages sont rouges
Les
nuages brûlaient à m’éclater la peau Le froid
glaçait mon œil dans l’orbite Le sable était
si chaud qu’il fondait
L’aridité
m’avait guéri du froid Le tranchant du jour ne
me brûlait plus Je voyageais entre ciel et terre
Défi ou réalité,
parti pris de l'illusion ? La confrontation simultanée
de la réalité et de l'illusion met en scène deux
modes de pensée: l'un vise la gravitation, l'autre
l'excentration. Seule la prise de distance par rapport
au "réel" rend possible l'émergence d'une pensée
singulière et permet la restitution de l'illusion.

Installation
: tourniquet métal, moteur, afficheurs
lumineux (diodes)
6m20 x 6m20
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Ligne de démarcation
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Zone frontière entre deux situations, deux états. Passage, interland, où vagabonde la pensée, errent
les sentiments, avant de basculer d'un côté ou de l'autre.
Ambiguïté
des sentiments, cohabitation des sentiments adverses,
contraires, parfois inavouables.
Je prendrai
l’exemple du 11 septembre 2001 à New York, même s’il
est réducteur. On était dans la consternation
la plus complète face à ce qui venait de se passer,
mais on avait une admiration, une fascination devant
autant d’intelligence ; et pour certains il y avait
une jubilation, une exaltation.
Promiscuité
de sentiments doubles, complices, qui s’entrechoquent
ou qui se disent à peine.
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Free and Occupied
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Parcours d’une pensée
où s’analyse la démarcation entre le libre et l’occupé.
Zone transit où s’impriment des images,
des sentiments, adverses, parfois coupables.
Lieu d’un récit déjà
inscrit dans nos mémoires.
Tensions, coalitions,
sont à l’origine; occupation, exode, anéantissement,
l’aboutissement. Des exodes qui abolissent
les frontières pour en créer d’autres. Free et Occupied sont
deux sœurs jumelles; elles participent à la construction
d’une mondialisation incessante.
C'est la montée en puissance
de la puissance; la puissance aux prises avec elle-même;
mais le triomphe de
cette puissance ne se fait pas sans son aliénation.
« Guerre fractale de
toutes les cellules, de toutes les singularités, qui
se révoltent sous forme d’anticorps » J.Baudrillard
Installation
: Infrarouge, diapositives “free” &
“occupied”
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Même
l'air était devenu policier
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Sorte de cylindre qui tourne inexorablement
sur lui-même sous un garde-fou immobile.
Son oppressante régularité communique
avec la machine infernale du pouvoir totalitaire. Référence
à Tien An Men ou Sarajevo.
L'apparence industrielle de cette pièce
d'acier, le mouvement de la machinerie, et le bruit
lancinant de la mécanique, renforcent le sentiment d'un
complot contre l'humain
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L'espace en l'espace se
déplace
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L'espace en l'espace se déplace est
un chenal de 15m de long, sorte de tapis roulant fixe
qu'empreinte le visiteur. (référence au métro)
De ce couloir sonore se déversent des
mots, des morceaux d'histoires, des fragments d'images
qui lui échappent, tout comme le temps, tout comme la
mémoire.
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La Rampe
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Hommage à Henri Michaux
en tant qu'explorateur de l'espace du dehors et de l'espace
du dedans.
Michaux ne se contente pas de l'enregistrement
de la rétine, il la traverse. Il choisit un parcours
initiatique, risqué, sur crête, à la frontière du gouffre.
Son aventure est liée à un projet métaphysique:
saisir la nature même de la conscience avec, pour préoccupation, résister à
l'anéantissment.
Cette installation se veut la reconstitution d'une recherche existentielle
que traverse une tension forte, sous-tendue par le danger.
Une passerelle étroite traverse l'espace
avec, au-dessus, une rampe incondescente
Installation:
inox microbillé, infrarouge 12m00 x 1m00 x 5m00
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Welcome
to Montreal
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Voyage
à travers la mélancolie
Petite
fiction entre rêve et réalité
Je suis
dans la salle d’arrivée de l’aéroport de Montréal Mirabel.
J’attends
mes bagages. Voilà plus de deux heures que le carrousel
tourne vide. Je ressens d’habitude une certaine excitation
au moment des départs, mais ma fougue est tombée et
laisse place à l’indolence. Tout à coup sur le carrousel
vide des objets épars, abandonnés au tapis. Accessoires
de dentelle, cotillons de fée garnis de tulle, bas nylon,
échappés d’un hypothétique bagage. Je me mets à rêver.
Et comme dans certains rêves je suis cloué au sol, dans
l’impossibilité totale de partir, retenu par une envie
indicible, un désir inavouable. Le porte voix me ramène
à la réalité, mon vol est annoncé.

Deux
écrans de surveillance diffusent en continu des images
de l’aéroport Mirabel à Montréal.
Ces images
proviennent d’une caméra placée comme un bagage sur
un carrousel vide, dans cet aéroport ultra moderne entièrement
désert.
Les deux
moniteurs sont fixés en hauteur sur un mur, et sont
légèrement inclinés vers le bas.
Dans
un distributeur des dépliants proposent une fiction
autour du voyage.
2 moniteurs
vidéo-surveillance + supports 1 ampli / 2 lecteurs
/ 2 cassettes VHS
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Vie
brisée
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Quel
que soit le délit, à sa sortie de prison tout détenu
a accompli sa peine. Désormais il peut réintégrer la
société civile. Mais, s’il a le malheur d’être étranger,
à sa peine de prison s’ajoute souvent une seconde peine
: l’expulsion. Même si les autorités françaises s’obstinent
à le nier, en parlant de peine complémentaire ou de
mesure de police, il s’agit bien là d’une double peine
: prison + expulsion.

Cette
pratique est en totale contradiction avec la Convention
européenne des droits de l’homme selon laquelle Nul
ne peut être puni deux fois pour le même délit. L’intolérable
de la double peine c’est le bannissement.
L’intolérable,
c’est toute cette rhétorique administrative qui transforme
un vol de scooter, une toxicomanie ou un trafic de haschich
en menace grave pour la sûreté de l’Etat !
L’intolérable,
c’est qu’on expulse des français de fait. Peut-on considérer
en effet un personne comme étrangère lorsqu’elle est
socialisée en France ?
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[CV]
CONTACTEZ
L'ARTISTE
7,
rue basse 59.800 Lille (France) Tel:
+33(0)3 20 31 28 49 - fax: +33(0)3 20 13 10 19 E-mail:
candas.salmon@neuf.fr
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 "... mur d'acier avec de petits
échafauds partiellement ouverts comme des yeux clignotant
dangereusement..." Installation: acier, automatisme 12m00
x 2m10 x 2m50




  
 
Long chenal métallique
sur lequel sont projetées des images vidéo
Les images s’impriment
sur la structure grillagée, mais aussi sur les murs avoisinants
Structure métallique
L. 8m00 . l. 2m00 . h. 2m20
Projecteurs vidéo
et lecteur DVD


Une résistance
infrarouge est fixée en hauteur et descend verticalement
vers le sol, de part et d’autre de cette ligne incandescente sont
projetés les deux mots FREE et OCCUPIED
Résistance 16mm
L. 4m50 2 projecteurs diapositives
Espace d’installation
occulté L. 6m00 l. 4m50 h. 5m50


Installation: acier microbillé, moteur 4m80
x 0m50 x 1m30


Installation
acier cortène 1500 x 246 x 92
Arragement sonore,
Laurent Doizelet Texte extrait de "De l'abîme en effet",
Hölderlin
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